http://www.lefigaro.fr/international/2018/06/10/01003-20180610ARTFIG00117-le-president-americain-joue-la-confrontation-commerciale.php
La psicopatía de Trump no le permite afrontar mas de un problema a la vez.
G7 : Trump joue la confrontation commerciale
- Par Pierre-Yves Dugua
- Mis à jour
- Publié
Donald Trump saborde le G7
Le président américain Donald Trump a fait volte-face ce week-end contre ses alliés d'Europe et du Canada, qu'il a menacés de droits de douanes alourdis, après un sommet du G7 qui s'est fini en fiasco.
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VIDÉO - En accentuant les tensions entre les États-Unis et ses principaux alliés, le président américain pense être en position de force pour faire plier ses partenaires.
Sur un coup de colère, ou par calcul médiatique, Donald Trump a gaspillé une occasion de faire baisser les tensions entre les États-Unis et ses principaux alliés. Cela ne veut pas dire que le dialogue entre Washington et ses partenaires canadien, mexicain, européens et japonais soit coupé. Mais l'incident inédit démontre que Trump, loin de souffrir d'être isolé dans un forum international, préfère s'en réjouir. Washington choisit la confrontation et espère faire plier ses partenaires.
Le fiasco du G7 de La Malbaie (Québec) empoisonne davantage le climat de la renégociation de l'accord de libre-échange nord-américain (Alena). S'il voulait faire capoter totalement l'exercice, le président américain ne s'y prendrait pas mieux. Deux tweets insultants pour le premier ministre canadien résument l'ambiance: «Justin Trudeau s'est comporté de manière si humble et douce durant nos rencontres du G7, pour ensuite (dire) […] que “les droits de douane américains étaient assez insultants” et qu'il “ne se laisserait pas malmener”. Très malhonnête et faible. Nos droits de douane sont en réponse aux siens de 270 % sur les produits laitiers.»
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Coup de sang
Et comme si cela ne suffisait pas, il a ajouté que son administration se penchait sur des droits de douane sur les automobiles qui envahissent le marché américain. La menace est transparente: les États-Unis importent chaque année pour 47 milliards de dollars de véhicules en provenance du Mexique et pour 43 milliards du Canada. C'est davantage que les importations d'autos japonaises et plus de deux fois plus les importations de voitures allemandes.
Un des obstacles au succès de la renégociation de l'Alena est l'élaboration d'une formule qui obligerait à faire grimper le contenu américain des automobiles assemblées en Amérique du Nord au détriment de leurs contenus canadien et mexicain. La manière dont Trump fait monter la pression sur ses partenaires rend pratiquement impossible la conclusion rapide de la négociation. Pour lui, le Canada et le Mexique ont bien plus besoin de l'Alena que les États-Unis. Il pense être en position de force.
Pour les Européens, le coup de sang de Trump veut dire que Washington ne se contentera pas de concessions hypothétiques sur l'accès des produits américains, notamment automobile, au marché européen. On s'oriente vers une négociation longue, complexe, plaçant l'Allemagne en position de faiblesse, car elle a le plus à perdre de sanctions américaines sur l'automobile.
La bonne nouvelle pour les partenaires commerciaux des États-Unis est que les industriels américains ne sont pas demandeurs de sanctions envisagées par la Maison-Blanche. General Motors, Ford et Chrysler ne veulent surtout pas casser l'Alena. Pas plus que les républicains au Congrès, ou le monde de l'entreprise, n'approuvent les droits de douane imposés par Trump. Au contraire, une coalition bipartite veut y voter une loi limitant le pouvoir d'imposer des droits de douane par un président. «L'Amérique est favorable au libre-échange. Les Américains sont avec vous, même si notre président ne l'est pas», résume le sénateur républicain John McCain.
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clubmen clubmenCe genre de prose laisse les pros totalement pantois.
..."le président américain pense être en position de force pour faire plier ses partenaires"...
Évidemment qu'il est en position de force ! Celui qui a un déficit commercial énorme, avec les possibilités industrielles et financières des US, a tout à gagner à demander à son -ses- partenaire(s) excédentaire(s) de rééquilibrer les comptes !
S'il a les possibilités de produire lui même, c'est tout bénéfice, même si c'est plus cher. S'il ne le peut pas, il peut fermer la porte d'un côté et l'ouvrir à d'autres fournisseurs.
Merkel ne craint qu'une chose. Que les voitures allemandes soient hyper taxées aux US, et les luxueuses japonaises favorisées. Comme les japonais produisent aux US, tout bénéfice !
Retour aux fondamentaux.
Les traités sont signés dans l'intérêt réciproque des signataires, tels que les obligations et bénéfices soient jugés équilibrés.
Dès lors que les intérêts de l'un disparaît, que les contextes ont changé, qu'il n'y a plus d'intérêts pour quiconque, les traités sont dénoncés, ou tombent en désuétude. Avec fracas, ou sans murmure.
Le Gatt a été efficace. L'OMC est secouée. L'Euro a été un traité de dupes, et les Italiens sont les premiers à le dire officiellement par leur vote.
On ne peut pas obliger les peuples -souverains- à payer ad vitam æternant pour des accords qui sont des boulets pour eux, mais des rentes bien grasses pour ceux qui en profitent.
Chacun en tirerera ses conclusions.Le 11/06/2018 à 18:30 -
daniel luczak 1Je vais remettre une pièce dans la machine à polémiques ...
Pourquoi l'OMC n'a remplacé le GATT qu'en 1994 (01/01/95) alors que ce dernier fut imposé par les USA dès le 30/10/1947 ?
Et ne me sortez pas l'incongruité de l'opposition du Bloc Communiste ...Le 11/06/2018 à 15:48 -
albert benzaquen pinoNous évoluons dans un monde trés divisé où chacun des intervenants pense qu’il détient le monopole de la vérité.
La méthode Trump,est la plus efficace,car aucun membre du G7,ne possède son talent de comercial.
Personnellement je préfère débattre avec un Donald Trump,les yeux dans les yeux,qu’avec notre président d’apparat, qui est une sorte de girouette qui aime s’afficher et montrer ses talents.
Le peuple quel qu’il soit ,dans sa grande diversité,adopte une position en fonction de sa sensibilité et des promesses telles qu’elles lui parviennent à travers nos divers médias et qui régiront sa vie et sa confiance envers des dirigeants qui lui font défaut, leur mentant comme ils respirent.
Donald Trump est tranchant,se fichant des humeurs de ceux qui viennent le visiter, conscient que les américains se sentent protégés.
De tous les présidents,le plus charismatique,fut Nicolas Sarkozy,qui prenait le temps de répondre aux écrits de tous ceux qui s’adressent à lui et d’où qu’ils soient.
Sa franchise,aprés avoir confié,que l’argent occupait une large place dans sa vie,fut ce qui lui coûta le plus,mais en y regardant de plus prés cela ne faisait pas de lui un mauvais garçon.
S’il pouvait consacrer tout son temps à sa famille,il figurerait parmi les meilleurs époux et père.
Emmanuel Macron,adore les héros qui doivent lui rappeler ceux des bandes dessinées,qu’il regardait encore hier,mais se fiche de tous ces français qui tentent de l’informer des abus qu’ils subissent,dont il n’aura p -
KouiNous, on exporte pas de voitures aux USA, seulement en Iran. Donc, on a pas grand chose à perdre dans une guerre commerciale. Mais notre solidarité avec l'Allemagne doit avoir un prix. Il n'y a pas de raison de s'affronter avec les USA pour rien.Le 11/06/2018 à 14:03
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AntinUne bien belle idée que d'être retourné à l'OTAN plutôt que de créer une Europe de la défense, de l'énergie, un internet européen...
Et dire que le PS a failli nous faire signer le traité de libre-échange transatlantique (TAFTA) !!
Quand les politiques comprendront que les États-Unis ne sont pas nos alliés mais au mieux nos concurrents économiques...
Rappelons que les USA ont fait du pacifique leur zone de développement économique et ce depuis 1972 avec NIXON. Vous voyez mieux notre retard.
Pendant ce temps, nous préférons nous flageller avec l'histoire des colonies et cracher sur la Russie alors que l'arc Afrique/ Europe/ Russie & Eurasie/ Asie est notre axe de développement le plus prometteur et non plus l'atlantique nord.Le 11/06/2018 à 13:49 -
DF NounoursMais qui donc veut se payer une de ces grosses caisses "ricaines" (San Antonio, sic), degueulasses et qui tombent en douves après un rien de temps?Le 11/06/2018 à 12:35
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EmojimoiSi tout le monde pouvait ''plier'' devant un traité de libre-échange concernant les produits bios (en incluant la viande), de nombreux pays iraient de l'avant!
L'industrie alimentaire chimique ce n'est pas une illusion, les tomates bios de votre jardin sont bien meilleures que celles chimiques, non? Le seul problème c'est que le bio c'est beaucoup plus cher, surtout en France. Donc un traité de libre-échange concernant tout le bio ferait chuter drastiquement les prix du bio. Plus de produits naturels, c'est ce que tout le monde souhaiterait manger, non? Vous préférez les saveurs chimiques, les hormones dans la viande, etc.?
En France pour l'export nos AOP bios feraient un tabac. L'équivalent des AOP bios de chez nous existent aussi dans tous les pays maintenant, en incluant les Etats-Unis. On aurait donc un grand choix de bons produits bios differents, uniques, disponibles dans tous les pays signataires du traité de libre-échange pour les produits bios. Ce serait excellent pour tous les exportateurs et tous les consommateurs qui veulent tous plus de produits naturels bios et surtout à des prix moins chers que les prix actuels.Le 11/06/2018 à 12:05 -
Jim009Les gens qui approuvent ce Monsieur oublient, bien entendu, que les taxes sont payées par le consommateur américain.. Ceci signifie que les gens les moins aisés qui ont voté pour lui devront renoncer notamment aux véhicules européens fabriqués aux Etats-Unis et qui leur plaisaient.. C’est dire que ce zozo se moque purement et simplement d’eux..Le 11/06/2018 à 11:57
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balespattes57C'est pathétique de lire tous ces bas du front qui défendent "America first" contre la France et l'Europe. L'histoire ne fait que bégaillerLe 11/06/2018 à 11:52
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ciuciucelliL'animateur du monde libre, de son économie et même du reste : c'est Trump.
Le truc de Trump c'est qu'il est imprévisible, qu'il dit ce qu'il pense et qu'il laisse à penser qu'il va le faire en l'imposant contre tous s'il le faut : à tort ou à raison il ne pense qu'à lui !... Une volonté de petit chef pour un grand pays !
Le truc de l'europe c'est qu'elle pense ce que dit Trump ou pas !... Qu'elle n'a pas de chef pour la représenter et discuter avec Trump de quoi que ce soit à l'unisson : il le sait !
Le Canada et le Mexique sont plus dépendants des humeurs de Trump que l'inverse.
La Chine, la Russie et même l'Inde ont des chefs qui ont le respect de Trump mais qui méprisent Trump et le reste du monde... Reste du monde qui lui, a déjà pas mal de problèmes à régler.
En tout cas, il ne faut pas se Trumper d'adversaire... Sinon on est mal barrés !
Nous sommes européens ! Faisons l'europe unie et forte : c'est notre seule chance d'avenir !
Ah ! J'avais oublié le brexit, l'Italie, l'Autriche, la Pologne, et les autres !...
Mal barrés j'vous dis !... Même la météo est contre nous !Le 11/06/2018 à 11:47 -
Andre girodLe G 7 vient de se terminer dans la plus grande confusion, opposant Trump aux six ( en réalité à deux chefs d’état seulement, Macron et Trudeau) sur de nombreuses questions économiques et même morales.
Cet échec, à quoi est-il dû ?
De la part des uns et des autres, l’aveuglement joue un rôle capital : Trump avec sa promesse électorale et Macron avec son manque de vision de ce qu’est le monde en économie, diplomatie et en politique. La première réaction est de constater que c’est du « chacun pour soi », chaque membre du G7, qu’ils l’avouent ou pas, veut défendre les intérêts de son pays d’où l’éclatement de l’Europe face au président américain. Les intérêts de Merkel sont totalement différents de ceux de Macron et ceux de Trudeau n’ont rien à voir avec ceux de l’Europe.
Deuxième point essentiel : Trump demande la réciprocité dans la taxation aux frontières. L’exemple qu’il a envoyé au visage de Trudeau est tout à fait légitime. Le Canada taxe le lait américain à 300% pour défendre les agriculteurs du Québec mais refuse d’avoir les produits canadiens taxés par les Etats-Unis pour défendre ses ouvriers.
L’Allemagne taxe les voitures américaines mais refuserait une taxe sur les siennes propres qui entrent aux USA. La menace d’imposer une taxe de 25% sur les Mercedes ou BMW fait peur à Merkel car cela frapperait de plein fouet l’industrie de l’automobile allemande. La Chancelière semble prête à négocier avec Trump sur ce sujet au grand désarroi de Macron qui voit une fissureLe 11/06/2018 à 11:46 -
Homard FrappadingueC'est asset bizarre de crier haro sur Trump pour l'échec du G7, alors que les autres ont refusé sa proposition pourtant assez simple d'éliminer toutes les barrières douanières et toutes les réglementations limitants le commerce.
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y2gwalContrairement à ce que croient certains, D Trump est parfaitement cohérent. Il impose tout simplement la loi du plus fort ! Il est donc parfaitement INUTILE d'agiter des raisons morales. Il faut au contraire OPPOSER une réponse économique FORTE. Pour cela, il est URGENT
1) de reconstruire une économie française performante et COMPÉTITIVE.
2) de regrouper toutes les forces EUROPÉENNES.Le 11/06/2018 à 11:04 -
Jim009La dernière fois que ce zozo s’est risqué à taxer une matière première, en l’occurrence le bois du Canada l’année passée, la seule victime a été la filière de la construction aux Etats-Unis.. Ce « champion du deal » n’y connaît donc manifestement rien et ne s’agite que pour abuser les gogos en vue des prochaine élections…Le 11/06/2018 à 11:01
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ZerocoolMarrant de voir les chefs d'états des pays européens désemparés car leur maitre ne veut plus d'eux...Le 11/06/2018 à 10:57
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MuirL'Inde, la Chine, la Russie, les USA n'ont que faire des avis des pays européens, pris isolément. Le RU le constate maintenant...
La seule manière de traiter d'égal à égal avec les grands pays, ce sera via l'Union Européenne
Macon a raison de chercher à la renforcerLe 11/06/2018 à 10:49 -
jc75019Trump dit une chose et le lendemain son contraire. Ou plutôt, il le tweeteLe 11/06/2018 à 10:41



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